La Dernière Vague, un film de Peter Weir

Vu hier le film de Peter Weir, La Dernière Vague (1977).

Il est difficile de faire la part éventuelle d’un certain pittoresque du «sauvage» et d’un point de vue peut-être occidentalo-centré des aborigènes : je n’en sais rien, je ne suis pas compétent.

Au-delà d’un fantastique que l’on peut trouver aujourd’hui un peu daté c’est un film puissant, profond, où l’on retrouve une exaltation proche de celle de Tree of Life de Terrence Mallick, autre grand film métaphysique.

L’homme blanc a perdu le sens de ses rêves, sa vie matérielle (l’intérieur bourgeois) est amputée du réel, lui-même est infirme du sens des choses. Le personnage joué par Richard Chamberlain ne sait pas qui il est, il ignore son «territoire», et bien qu’homme de loi il méconnaît «la loi». Il voit des signes mais ne peut les comprendre.

L’aborigène tué au début du film devait mourir parce qu’il avait touché «des choses», on ne saura pas quelles choses mais on comprend que ces objets étaient investis d’une puissance que plus rien ne possède dans notre monde moderne. La conscience, mauvaise ou non, ne nous sauvera pas et nous disparaîtrons parce que le sacré, cette grotte des profondeurs sous la ville, menacée par nos réseaux urbains, va disparaître.

Un chef d’oeuvre.

 

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